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Inspirée par la révolution industrielle puis commune phare de l’agglomération lyonnaise, Vaulx-en-Velin, est désormais une ville à part entière, riche en projets et en potentiels.

Mais saviez vous qu’avant cela la ville que nous connaissons aujourd’hui était un petit village agricole qui a grandi entre Rhône et cardons ?

Le village agricole

Du village à la ville

L'urbanisation à marche forcée

La ville en rénovation

Avec les années 1990, le constat est sans appel. L’urbanisme galopant des années 1970 n’a finalement pu tenir ses promesses et les investisseurs ont déserté la ville. Pour rebondir, la municipalité et ses partenaires enclenchent un vaste projet de rénovation urbaine. Son objectif : revenir à la ville traditionnelle.

La ville qui s’enlise

Chômage, délinquance, discrimination, rapports humains qui s’effritent, détresse sociale... Comme d’autres villes de banlieue qui ont grandi trop vite, Vaulx-en-Velin vit les effets de la crise sociétale qui s’intensifie au fil des années 80-90.
A cela s’ajoutent les conséquences d’un urbanisme qui, de plus en plus, se présente comme un écueil: des quartiers qui vivent repliés sur eux mêmes, des logements qui vieillissent déjà, des espaces publics mal finis et qui se dégradent rapidement, des équipements publics insuffisants (pas de lycée d’enseignement général) et le métro qui s’arrête aux portes de la ville... Petit à petit, c’est toute la ville qui s’enlise et qui voit les investisseurs privés se raréfier, ses commerces déserter son centre commercial du Grand Vire (départ de Ikéa en 1986 puis de Auchan en 1992) et même sa population diminuer (moins 6000 habitants en 10 ans). Le point d’orgue de cette spirale infernale a lieu en octobre 1990 avec les émeutes du Mas du Taureau qui prennent une forte résonance médiatique à l’échelle nationale.
Mais après le choc suit l’heure de la mobilisation : l’événement a précipité la création d’un Ministère de la Ville et celle des Grands Projets Urbains (qui deviendront Grand Projet de Ville en 2000), un dispositif fort et partenarial dans le cadre duquel la municipalité peut engager un important chantier de renouvellement urbain dans l’ex ZUP retenu, dès 1993, comme l’un des premiers sites prioritaires de l’hexagone.

Refonder le centre ville

En un peu plus d’une décennie, la ville se redessine et résorbe foncièrement les manques de cet urbanisme galopant des années 1970. Au centre ville, le Grand Vire est progressivement abattu au profit d’un vrai coeur de ville fédérateur. Des voies de communication le relient aux différents quartiers et donnent naissance à une nouvelle trame de rues et d’espaces publics. Des bâtiments voient le jour où fleurissent une offre commerciale de proximité, des services, des entreprises qui peuvent bénéficier de la Zone Franche Urbaine, et des logements diversifiés (public, privé, accession à la propriété, logements sociaux). Parallèlement, de nouveaux équipements publics répondent aux besoins des vaudais (lycée Robert Doisneau, équipement petite enfance, ...) et participent au rayonnement de la ville (Le Planétarium).

Rénover les quartiers résidentiels

Un peu plus loin, la restructuration de plusieurs quartiers résidentiels (composés de logements sociaux comme à La Thibaude, à écoin-sous-la-Combe et aux Grolières ou de copropriétés comme à Cervelières Sauveteurs) consacre petit à petit le caractère citadin de l’ex ZUP : de nouvelles voies de communication favorisent les différents types de circulation, l’espace public est traité pour répondre aux différents usages et souhaits des habitants et les grandes dalles de stationnement remodelées perdent leur aspect muraille.
Cette restructuration profite aussi à d’autres types d’initiatives : ici des jardins familiaux aux pieds des immeubles, là de nouveaux immeubles de logements qui intègrent aussi des services de proximité, ailleurs enfin des terrains de sports et des aires de jeux pour les plus jeunes, des nouveaux locaux pour les associations, des implantations économiques et même une pépinière d’entreprises. Enfin en 2006 une ligne forte de transport en commun franchit le périphérique: le trolleybus C3 traverse désormais l’ex ZUP de part en part et relie, sans correspondance, la ville au centre ville de Lyon.
Au sud enfin, raccroché au Grand Projet de Ville en 2000, l’usine textile qui s’est définitivement éteinte dans les années 80 marque elle aussi le renouveau de la ville via le Carré de Soie,  vaste quartier de ville en devenir dont la réalisation est portée par le Grand Lyon et qui, depuis 2006, est relié à la Part Dieu en 12 minutes grâce au tramway T3 LEA.

Une mutation qui se poursuit