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Histoire de la ville - Grand Projet de Ville - GPV3 - Vaulx-en-Velin - Vaulx-en-Velin - GPV

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Histoire de la ville

Inspirée par la révolution industrielle puis commune phare de l’agglomération lyonnaise, Vaulx-en-Velin, est aujourd'hui une ville à part entière, riche en projets et en potentiels. Mais saviez vous qu’avant cela la ville que nous connaissons aujourd’hui était un petit village agricole qui a grandi entre Rhône et cardons ?

Le village agricole

A la fin du XIXème siècle, Vaulx-en-Velin est encore un village. Son activité est principalement tournée vers l’agriculture et la culture maraîchère. Le Rhône tout proche est encore bien tumultueux. Il n’est pas rare que ses crues dévastent les terres agricoles.

Un village du XIXème siècle

Le Vaulx-en-Velin agricole se concentre au nord, autour de l’actuel village. Passé celui-ci, s’étalent quelques fermes, de vastes terres cultivées et l’eau, obstacle naturel qui donne au territoire communal des pourtours qui changent au gré des crues du Rhône. C’est depuis le village que partent les principaux chemins qui rejoignent les communes environnantes ainsi que Lyon, alors en plein essor économique et industriel, qui conquiert et urbanise la rive gauche du Rhône.

Le fleuve sauvage

Au nord de Vaulx-en-Velin, le Rhône est encore bien tumultueux. Son lit est changeant et constitué de nombreux méandres, d’îles et de bras morts (lônes) qui se forment et se déforment au rythme des inondations. Depuis plusieurs siècles, ces dernières constituent une préoccupation récurrente pour la commune qui cherche à s’en prémunir. Plusieurs ponts permettent cependant de franchir les lônes et la Rize qui séparent le territoire communal en une partie nord et une partie sud.

Le Canal de Miribel

Aménagé entre 1850 et 1860, il constitue une première étape dans la stabilisation du fleuve et permet le développement du transport fluvial à l’aide de bateaux à vapeur ou à aube entre Lyon et le lac du Bourget. A partir de 1848, un bac à traille assure la traversée depuis Miribel jusqu’au secteur des Îles. Il s’agit d’une barque à fond plat guidée par un fil et sur laquelle peuvent embarquer passagers, charrettes, chevaux, …

Du village à la ville

Fin XIXème, début XXème siècle : Lyon se modernise et s’agrandit considérablement. L’agglomération gagne petit à petit l’est lyonnais et la révolution industrielle frappe désormais à la porte de la commune

Le fleuve, force motrice

La conquête du puissant fleuve se poursuit. à partir de 1894, le creusement du canal de Jonage débute et attire une main d’oeuvre venue de France et d’ailleurs. Le but premier est de produire de l’électricité grâce à l’usine de Cusset qui voit le jour cinq ans plus tard. Mais le canal constitue également une protection contre les fréquentes crues dévastatrices du Rhône.

En prenant place sur d’anciennes lônes et zones marécageuses, il confirme par ailleurs la fracture entre le nord et le sud de la commune, même si, grâce à lui, cette dernière bénéficie de nouveaux ouvrages que sont les ponts métalliques de la Sucrerie, de Cusset et de Croix Luizet.

Chemin de fer et tramways

En 1881 est inaugurée la ligne de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est de Lyon (CFAL) qui traverse le sud de la commune. Longue de 72 kilomètres, elle assure le transport de marchandises et de voyageurs de Lyon à Meyzieu et s’étendra jusque dans l’Isère (Crémieu).

Parallèlement, l’électrification gagne les tramways lyonnais qui, depuis 1879, sont en plein développement. Deux lignes desservent la commune. La ligne 27 (Cordeliers - Croix Luizet ou Cusset), ouverte en 1899, est prolongée à Vaulx-en-Velin en 1903 et longe les actuelles avenue du 8 mai 1945 et rue de la République. La ligne 16 (Bellecour – Meyzieu) dessert quant à elle, à partir de 1907, l’hippodrome en empruntant la route de Crémieu, devenue avenues de Böhlen et de Garibaldi.

Le sud s’industrialise

L’agglomération entre de plain pied dans l’ère industrielle et l’usine hydroélectrique de Cusset devient une pièce maîtresse dans le développement de l’Est lyonnais. Elle fournit l’électricité au réseau de tramway en pleine expansion, apporte confort et modernité dans les habitations, participe au développement de l’industrie et alimente même les premières pompes de la zone de captage d’eau potable au nord de la commune.

En 1925, au sud, poussent une usine textile, ses cités attenantes - une centaine de pavillons et des immeubles collectifs - ainsi qu’une école, une bibliothèque, une chapelle, des commerces, un centre médical, des jardins... Tout ce qui fait une ville en somme et qui permet d’ailleurs à ce quartier, peu relié au reste de la commune, de vivre en quasi autarcie jusqu’aux années 1960.

L'urbanisation à marche forcée

Les années d’après guerre sont marquées par la reconstruction, le baby boom, l’essor économique et les immigrations. L’agglomération lyonnaise gagne encore du terrain et le manque de logements se fait sentir. Il faut donc en construire davantage. Vaulx-en-Velin, comme d’autres communes de l’Est lyonnais, fait ainsi un grand pas dans l’ère de la modernisation et croît rapidement (45000 habitants au début des années 80).

La Zone à Urbaniser en Priorité

En 1964, le gouvernement confirme par arrêté la décision de créer une ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) à Vaulx-en-Velin. En 1969, les compétences en matière d’urbanisme sont transférées à la communauté urbaine nouvellement créée. L’aménagement de la ZUP débute vers 1970. En une dizaine d’années, 8300 logements voient le jour, dont 90% de logements sociaux, sur une surface de 200 Ha, faisant de la ZUP de Vaulx-en-Velin l’une des plus importantes mais, également, l’une des dernières à être réalisée.

La ZUP

La ZUP conquiert les terres agricoles situées entre le village et le canal de Jonage. Quartiers, grands immeubles, larges avenues, pôles commerciaux... un nouvel urbanisme prend forme qui s’affranchit des principes d’aménagement qui jusqu’ici prévalaient et qui vient rompre l’organisation urbaine de la commune. La centralité est d’ailleurs repensée. Le centre administratif et commerçant de la commune, historiquement au village, est transféré au coeur de la ZUP et prend la forme d’un centre commercial de 25 000 m² (le Grand Vire) qui accueille de grandes enseignes, est dotéd’un nouvel Hôtel de Ville mais exclut tout logement. C’est de part et d’autre de ce nouveau centre ville que s’agencent les quartiers de logements, délimités par des avenues surdimensionnées, et reliés par la promenade Lénine qui assure une liaison piétonne d’un bout à l’autre de la ZUP.  

Organisation des quartiers

Chaque quartier s’organise autour d’un cœur exclusivement piétonnier où un local collectif résidentiel joue le rôle de moteur pour la vie du quartier et sa cohésion sociale mais où les espaces publics, peu traités, s’avèrent souvent peu fonctionnels et mal appropriés. D’un point de vue visuel, ce cœur de quartier est largement renforcé par les immeubles, imposants et standardisés, par le dédale qu’ils génèrent et par les larges dalles de parkings et garages semi-enterrés qui ceinturent le quartier.

Peu d’équipements structurants voient le jour durant cette période et les transports en commun, à l’heure de l’apogée de la voiture, peinent à se développer. Néanmoins, en 1977, l’École Nationale des Travaux Publics d’Etat choisit de s’implanter sur la commune et le Centre Culturel Communal Charlie Chaplin ainsi que le Lycée des Métiers Les Canuts viennent conforter le centre ville.

Zones industrielle et zone maraichère

De part et d’autres de la ZUP, deux zones industrielles sont créées et constituent deux bassins d’emplois importants pour la commune et pour l’agglomération. A proximité du village, une zone maraîchère a été aménagé dans les années 70 afin d’accueillir agriculteurs et maraîchers expropriés lors de la construction de la ZUP. Elle continue aujourd’hui encore d’alimenter les nombreux marchés de l’agglomération lyonnaise et de préserver l’activité agricole de l’Est lyonnais.

Crise textile au sud

Au sud de la commune, la crise textile pointe à l’usine TASE, mais le tissu urbain s’étoffe faisant la part belle aux entreprises. Quelques grands ensembles voient tout de même le jour ainsi que la Zone Commerciale des Sept Chemins. L’usine ferme définitivement en 1980, laissant sur le carreaux bon nombre d’ouvriers qui vivaient juste à côté. Les grandes cités TASE sont cédées à un bailleur social et les pavillons revendus pour certains à d’anciens employés. Les bâtiments de l’usine feront quant à eux l’objet de plusieurs tentatives de reconversion dont plusieurs avorteront faute de moyens conséquents. Plusieurs entreprises s’implanteront toutefois dans une partie d’entre eux.

La ville en rénovation

Avec les années 1990, le constat est sans appel. L’urbanisme galopant des années 1970 n’a finalement pu tenir ses promesses et les investisseurs ont déserté la ville. Pour rebondir, la municipalité et ses partenaires enclenchent un vaste projet de rénovation urbaine. Son objectif : revenir à la ville traditionnelle.

La ville qui s’enlise

Chômage, délinquance, discrimination, rapports humains qui s’effritent, détresse sociale... Comme d’autres villes de banlieue qui ont grandi trop vite, Vaulx-en-Velin vit les effets de la crise sociétale qui s’intensifie au fil des années 80-90. 
A cela s’ajoutent les conséquences d’un urbanisme qui, de plus en plus, se présente comme un écueil: des quartiers qui vivent repliés sur eux mêmes, des logements qui vieillissent déjà, des espaces publics mal finis et qui se dégradent rapidement, des équipements publics insuffisants (pas de lycée d’enseignement général) et le métro qui s’arrête aux portes de la ville... Petit à petit, c’est toute la ville qui s’enlise et qui voit les investisseurs privés se raréfier, ses commerces déserter son centre commercial du Grand Vire (départ de Ikéa en 1986 puis de Auchan en 1992) et même sa population diminuer (moins 6000 habitants en 10 ans). Le point d’orgue de cette spirale infernale a lieu en octobre 1990 avec les émeutes du Mas du Taureau qui prennent une forte résonance médiatique à l’échelle nationale.
Mais après le choc suit l’heure de la mobilisation : l’événement a précipité la création d’un Ministère de la Ville et celle des Grands Projets Urbains (qui deviendront Grand Projet de Ville en 2000), un dispositif fort et partenarial dans le cadre duquel la municipalité peut engager un important chantier de renouvellement urbain dans l’ex ZUP retenu, dès 1993, comme l’un des premiers sites prioritaires de l’hexagone.

Refonder le centre ville

La résidence Les Allées du Trèfle - © Laurence Danière

En un peu plus d’une décennie, la ville se redessine et résorbe foncièrement les manques de cet urbanisme galopant des années 1970. Au centre ville, le Grand Vire est progressivement abattu au profit d’un vrai coeur de ville fédérateur. Des voies de communication le relient aux différents quartiers et donnent naissance à une nouvelle trame de rues et d’espaces publics. Des bâtiments voient le jour où fleurissent une offre commerciale de proximité, des services, des entreprises qui peuvent bénéficier de la Zone Franche Urbaine, et des logements diversifiés (public, privé, accession à la propriété, logements sociaux). Parallèlement, de nouveaux équipements publics répondent aux besoins des vaudais (lycée Robert Doisneau, équipement petite enfance, ...) et participent au rayonnement de la ville (Le Planétarium).

Rénover les quartiers résidentiels

Jardin familial - © Laurence Danière

Un peu plus loin, la restructuration de plusieurs quartiers résidentiels (composés de logements sociaux comme à La Thibaude, à écoin-sous-la-Combe et aux Grolières ou de copropriétés comme à Cervelières Sauveteurs) consacre petit à petit le caractère citadin de l’ex ZUP : de nouvelles voies de communication favorisent les différents types de circulation, l’espace public est traité pour répondre aux différents usages et souhaits des habitants et les grandes dalles de stationnement remodelées perdent leur aspect muraille. 
Cette restructuration profite aussi à d’autres types d’initiatives : ici des jardins familiaux aux pieds des immeubles, là de nouveaux immeubles de logements qui intègrent aussi des services de proximité, ailleurs enfin des terrains de sports et des aires de jeux pour les plus jeunes, des nouveaux locaux pour les associations, des implantations économiques et même une pépinière d’entreprises. Enfin en 2006 une ligne forte de transport en commun franchit le périphérique: le trolleybus C3 traverse désormais l’ex ZUP de part en part et relie, sans correspondance, la ville au centre ville de Lyon. 
Au sud enfin, raccroché au Grand Projet de Ville en 2000, l’usine textile qui s’est définitivement éteinte dans les années 80 marque elle aussi le renouveau de la ville via le Carré de Soie,  vaste quartier de ville en devenir dont la réalisation est portée par le Grand Lyon et qui, depuis 2006, est relié à la Part Dieu en 12 minutes grâce au tramway T3 LEA.

Une mutation qui se poursuit

Espaces verts, important potentiel immobilier, transports en communs développés, équipements forts, proximité des voies de communication sont autant d’atouts qui participent à l’attractivité nouvelle de la commune qui, désormais, se réinscrit dans une évolution positive.

Bilan de la première étape de rénovation de la ville

Jeux en pied d'immeuble - © Laurence Danière

Les effets de la première vague de rénovation urbaine sont très positifs. Côté centre ville, un premier pari est remporté, le commerce de proximité s’est développé et il y a une économie qui revit, boostée, entre autres, par une politique forte et une Zone Franche Urbaine qui joue son rôle. L’appel d’air créé a séduit de nouveaux investisseurs et ainsi fleurissent de nouveaux programmes immobiliers qui favorisent la diversification de l’offre de logements et la mixité sociale.

Côté quartiers résidentiels, les copropriétés des Cervelières Sauveteurs ont quasiment regagné le niveau moyen du marché immobilier de l’Est lyonnais. Et pour ce qui est des quartiers de La Thibaude, des Grolières ou encore d’Ecoin-sous-la-Combe (achevé récemment), plusieurs enquêtes indiquent des taux de satisfaction élevés de la part des habitants.

Des enjeux qui demeurent

Mais le pari continue tout de même car les enjeux demeurent nombreux avec, notamment, un taux de chômage qui reste anormalement élevé (22% alors que la ville compte près de 20 000 emplois), une précarité toujours tenace et des disparités sociales toujours d’actualité. La mutation se poursuit donc, dans le cadre, toujours, de partenariats forts, qu’ils soient privés (le retour des investisseurs sur la commune a participé notamment au développement du centre ville) ou publics grâce à des politiques d’entraides ou d’intersolidarités entre communes.

C’est dans ce dernier cadre que Vaulx-en-Velin et ses partenaires se sont engagés via la déclinaison locale du Contrat Urbain de Cohésion sociale du Grand Lyon (en juin 2007) et la convention avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (en mai 2005). Ensemble, donc, la commune et ses partenaires dotent le projet de ville de nouveaux objectifs : poursuivre l’amélioration de la qualité de vie des habitants, développer les connexions entre ses territoires et avec l’agglomération, favoriser la mixité sociale au sein d’un parc de logements diversifié, préserver le nombre de logements sociaux de la commune en les répartissant sur l’ensemble du territoire, conforter les équipements publics existant par un nouveau programme, redéployer l’offre commerciale et poursuivre le développement économique…

Chiffres clés du territoire

  Vaulx-en-Velin Métropole de Lyon
Données géographiques    

Superficie

Densité

Superficie des espaces protégés

21 km²

2 258 hab./km²

11.91 km² (57 % superficie totale)

515 km²

1 927 hab./km²

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Population    

Nombre d'habitants

Part de la population des - 14 ans

47 746 

26.8 %

1 700 000 

18.6 %

Logement    

Résidences principales

Logements sociaux

16 957

50.3 %

618 133

20.3 %

Formation-Emploi-Revenus    
Part de la population non scolarisée de plus de 15 ans, titulaire d'aucun diplôme 41.6 % 26.3 %
Taux de chômage des 15 à 64 ans 15.7 % 10.4 %

Revenu net moyen par foyer

Foyers fiscaux imposables

15 006 €

34.9 %

25 126 €

59.6 %

Données 2015 INSEE

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