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Inspirée par la révolution industrielle puis commune phare de l’agglomération lyonnaise, Vaulx-en-Velin, est désormais une ville à part entière, riche en projets et en potentiels.

Mais saviez vous qu’avant cela la ville que nous connaissons aujourd’hui était un petit village agricole qui a grandi entre Rhône et cardons ?

Le village agricole

Du village à la ville

L'urbanisation à marche forcée

Les années d’après guerre sont marquées par la reconstruction, le baby boom , l’essor économique et les immigrations. L’agglomération lyonnaise gagne encore du terrain et le manque de logements se fait sentir. Il faut donc en construire davantage. Vaulx-en-Velin, comme d’autres communes de l’Est lyonnais, fait ainsi un grand pas dans l’ère de la modernisation et croît rapidement (45000 habitants au début des années 80).

La Zone à Urbaniser en Priorité

En 1964, le gouvernement confirme par arrêté la décision de créer une ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) à Vaulx-en-Velin. En 1969, les compétences en matière d’urbanisme sont transférées à la communauté urbaine nouvellement créée. L’aménagement de la ZUP débute vers 1970. En une dizaine d’années, 8300 logements voient le jour, dont 90% de logements sociaux, sur une surface de 200 Ha, faisant de la ZUP de Vaulx-en-Velin l’une des plus importantes mais, également, l’une des dernières à être réalisée.

La ZUP conquiert les terres agricoles situées entre le village et le canal de Jonage. Quartiers, grands immeubles, larges avenues, pôles commerciaux... un nouvel urbanisme prend forme qui s’affranchit des principes d’aménagement qui jusqu’ici prévalaient et qui vient rompre l’organisation urbaine de la commune. La centralité est d’ailleurs repensée. Le centre administratif et commerçant de la commune, historiquement au village, est transféré au coeur de la ZUP et prend la forme d’un centre commercial de 25 000 m² (le Grand Vire) qui accueille de grandes enseignes, est dotéd’un nouvel Hôtel de Ville mais exclut tout logement. C’est de part et d’autre de ce nouveau centre ville que s’agencent les quartiers de logements, délimités par des avenues surdimensionnées, et reliés par la promenade Lénine qui assure une liaison piétonne d’un bout à l’autre de la ZUP.

    

 

 

    

Chaque quartier s’organise autour d’un cœur exclusivement piétonnier où un local collectif résidentiel joue le rôle de moteur pour la vie du quartier et sa cohésion sociale mais où les espaces publics, peu traités, s’avèrent souvent peu fonctionnels et mal appropriés. D’un point de vue visuel, ce cœur de quartier est largement renforcé par les immeubles, imposants et standardisés, par le dédale qu’ils génèrent et par les larges dalles de parkings et garages semi-enterrés qui ceinturent le quartier.

Peu d’équipements structurants voient le jour durant cette période et les transports en commun, à l’heure de l’apogée de la voiture, peinent à se développer. Néanmoins, en 1977, l’École Nationale des Travaux Publics d’Etat choisit de s’implanter sur la commune et le Centre Culturel Communal Charlie Chaplin ainsi que le Lycée des Métiers Les Canuts viennent conforter le centre ville.

Zones industrielle et zone maraichère

De part et d’autres de la ZUP, deux zones industrielles sont créées et constituent deux bassins d’emplois importants pour la commune et pour l’agglomération. A proximité du village, une zone maraîchère a été aménagé dans les années 70 afin d’accueillir agriculteurs et maraîchers expropriés lors de la construction de la ZUP. Elle continue aujourd’hui encore d’alimenter les nombreux marchés de l’agglomération lyonnaise et de préserver l’activité agricole de l’Est lyonnais. 

Crise textile au sud

Au sud de la commune, la crise textile pointe à l’usine TASE, mais le tissu urbain s’étoffe faisant la part belle aux entreprises. Quelques grands ensembles voient tout de même le jour ainsi que la Zone Commerciale des Sept Chemins. L’usine ferme définitivement en 1980, laissant sur le carreaux bon nombre d’ouvriers qui vivaient juste à côté. Les grandes cités TASE sont cédées à un bailleur social et les pavillons revendus pour certains à d’anciens employés. Les bâtiments de l’usine feront quant à eux l’objet de plusieurs tentatives de reconversion dont plusieurs avorteront faute de moyens conséquents. Plusieurs entreprises s’implanteront toutefois dans une partie d’entre eux.

   

La ville en rénovation

Une mutation qui se poursuit